Pour notre dernière semaine nous décidons de nous “mettre au vert”. En effet, nous quittons Phnom Penh pour une semaine à Kep, où concrètement il y a peu de chose à faire à part profiter de la plage principale, toute petite, visiter le marcher aux crabes et les plantations de poivre. Voilà sur le papier la description de Kep.

Pour commencer, nous n’avons pas eu beaucoup de chance niveau temps, beaucoup de nuages, pas pratique pour admirer le super coucher de soleil qui fait aussi la réputation de la ville, et de la pluie de temps en temps qui nous aura fait revoir notre programme d’origine à savoir : bronzer et profiter de la mer.

Bon en même temps pas de grosse déception puisque la mer ici n’est pas d’un bleu idyllique. Par contre nous aurons pu voir le marcher au crabe, célèbre pour les crabes bleus, l’une des spécialités de la région avec son fameux poivre vert, que nous aurons dégusté à deux reprises .

Découverte du poivre de Kep

Puisque la région est connue pour son poivre, nous partons visiter la plantation Sorn Sothy (anciennement “Chez Christophe”) et par chance notre guide & propriétaire, un allemand d’une soixantaine d’année du nom de Norbert, parle aussi bien français qu’anglais. Il nous explique l’histoire de la région et nous découvrons les secrets du poivre grâce à lui.

Il existe plusieurs types de poivre (le rouge, le blanc, le vert et le noir) tous venant de la même plante, seule la maturation des grains change.
Le poivre rouge, le plus rare et le plus cher, est le fruit mûr de la plante. Il peut être commercialisé rouge après séchage ou transformé en poivre blanc après avoir été bouilli pour enlever la première peau rouge.

Seuls quelques grains de chaque grappe de poivre est rouge, la majorité des autres grains sont verts, donc pas encore mûr. Le poivre vert quant à lui peut être utilisé pour la cuisine ou être mis au séchage ce qui donnera du poivre noir après 3 jours.

Malheureusement, avec la saison des pluies qui débute, le poivre à déjà été ramassé et séché. Il ne reste plus que quelques grappes tardives sur les plants.

Koh Tunsay

Nous prenons une journée pour faire une excursion sur Koh Tunsay, aussi connue sous le nom de Rabbit Island en référence à sa forme mais il n’y a pas de lapins sur l’île.

Petite escapade à 9h du matin en bateau pour arrivé sur l’île où nous resterons jusqu’à 16h. Nous en profitons donc pour en faire le tour en 2h30 et découvrons tout d’abord la plage principale bordée de bungalows et de petit restos, elle à l’air plutôt agréable et nous décidons d’y revenir plus tard pour se baigner.

Au fur et à mesure de notre balade, nous découvrons des plages sales, couvertes de nombreux déchets. Quelques petites maisons de pêcheurs bordent ces plages où il n’est pas possible de se baigner à cause des exploitations d’algues à proximité.

La balade nous aura fait prendre conscience une fois de plus qu’ici, la sensibilisation à l’environnement sera un travail de fond sur le long terme.

Nous passerons le reste de la journée à lézarder sur la plage principale, se baigner et faire une grande sieste dans des hamacs.

Découverte de Kep

Nous profitons aussi de notre séjour dans la région pour partir en scooter visiter la ville de Kampot et ses alentours, à 25km environ de Kep. Nous passons une première après-midi à découvrir la ville et à faire un grand tour sur Fishing Island une île au Sud de Kampot sur laquelle on trouve essentiellement de marais salants. La aussi, ce n’est pas la bonne période de l’année et le sel à déjà été ramassé.

Malgré tout nous ne sommes absolument pas déçus, le paysage est superbe et comme d’habitude les gens sont chaleureux.

Pour notre deuxième visite, nous nous dirigeons vers le mont Bokor, a priori un parc national d’où la vue est imprenable sur la région. Il faut 1h30 de scooter pour y aller depuis Kep mais heureusement la route est toute neuve (c’est d’ailleurs la meilleure route qu’on ait eu depuis le début du voyage). Sur notre trajet nous aurons eu la chance de voir en vol des Calaos et de profiter d’une vue éblouissante sur la baie de Kampot.

A l’origine, le mont Bokor est un parc national naturel protégé. Notre découverte des lieux aura été pour le moins surprenante puisqu’un immense complexe y a été construit récemment. On y trouve maintenant un casino avec son immense complexe hôtelier, des cascades dont on doute qu’elles soient entièrement naturelles, quelques temples récents et de nombreuses autres constructions en cours.

Un vieux casino et une vieille église datant d’une autre époque sont situés un peu plus loin, nous le visitons pendant qu’un gros nuage passait sur le sommet (culminant à plus de 2400m), ce qui lui donnait un côté fantomatique.

Heureusement, pour nous les paysages tout au long de l’après midi auront été magnifiques mais nous nous demandons jusqu’à quand cet océan de verdure sera préservé étant donné l’apparente privatisation du site au profit de sociétés immobilière… dommage.

Après une grande chevauchée, c’est enfin l’heure de rentrer et d’abandonner cet engin de malheur qu’est le scooter, pour aller s’asseoir sur de moelleux coussins.

Pour notre dernière visite du coin, on décide d’aller au Teuk Chhou Rapids. Depuis la construction d’un barrage en amont, le site est surtout un endroit où les locaux viennent se baigner et profiter d’un pique nique à l’abri du soleil, dans des petites cahutes en bois avec hamacs. Du coup on se dit que nous aussi on va en profiter, manque de bol c’est payant donc on bouge pour manger près de la rivière. Confortablement installés pour notre pique nique, nous regardons les enfants jouer dans l’eau jusqu’à ce que nous aussi finissions par y aller, un peu froide au début mais on s’habitue.

Retour au guest pour notre dernière soirée au Cambodge, départ le lendemain à 11h pour le Vietnam, mais avant ça un dernier repas de crabes bleus au poivre. Un petit pincement au coeur au moment de quitter le Cambodge, que nous avons découvert et vraiment adoré.

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